L’association

Créé en 2010, le Comité Féminin 49 est une association d’intérêt général, composée de femmes professionnelles de santé ou non, toutes bénévoles.

Affilié à la fédération nationale des comités féminins
il a pour objectif la prévention et le dépistage des cancers du sein, du col de l’utérus et du cancer colo rectal.

 Au fil des années quelques hommes ont rejoint l’association.

Notre engagement :

  • Promouvoir et informer sur le rôle fondamental de la prévention et du dépistage des cancers sur le Département du Maine et Loire (49) en mettant en oeuvre des moyens qui n’existent pas pour encourager la responsabilité individuelle et la solidarité collective.
  • Convaincre de participer aux campagnes de dépistage organisé; pris à un stade précoce, le cancer sera plus facilement soigné.
  • Inciter chacun à respecter les règles de bonne hygiène de vie.

Nos objectifs :

  • Contribuer aux campagnes nationales pour les dépistages précoces du cancer du sein, du cancer du colon et du cancer du col de l’utérus
  • Mobiliser sans faire peur et augmenter la participation régulière aux dépistages et aux actions de prévention

Nos moyens d’actions :

  • Informer la population sur le rôle de la prévention par une bonne hygiène de vie et la pratique régulière du sport.
  • Inciter la population à participer massivement et régulièrement aux dépistages organisés des cancers proposés par le CRDC, afin que baissent les taux de mortalité. Pris en charge à un stade précoce, le cancer sera plus facilement soigné.
  • S’assurer d’un égal accès de tous aux dépistages et les faire bénéficier de la même garantie de qualité et de prise en charge.
  • Etre un relais d’information auprès des pouvoirs publics à travers la participation à des rencontres, colloques, conférences avec d’autres partenaires de santé publique.
  • Développer une éducation à la Santé auprès des plus jeunes.
  • Organiser des événements tels que « Octobre Rose Angers » dans le cadre de la campagne Nationale de lutte contre le cancer du sein, ainsi que des actions de proximité dans le Maine-Et-Loire (conférences, manifestations, forums, événements sportifs…)
  • Créer et diffuser des supports d’information

L’histoire des Comités Féminins en France

En 1989, le premier Comité Féminin, comité d’usagers de la santé, a été créé par des femmes dans l’Hérault à l’initiative du professeur Jean-Louis Lamarque afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics sur le nombre de plus en plus important de cancers du sein. Une campagne de masse de dépistage du cancer du sein démarre.

Sa mission : informer, écouter, rassurer les femmes afin de briser le silence qui entoure le cancer du sein et de les encourager à se faire dépister

Ce Comité fait des émules, naissent alors les Comités de l’Orne, des Yvelines, de l’Aude, des Pyrénées orientales, de Paris.

En 2000, la Fédération nationale des Comités Féminins pour la prévention et le dépistage du cancer du sein nait de cet ensemble en janvier.

En 2003, avec la mise en place du dépistage du cancer colorectal et du col de l’utérus la Fédération nationale devient : Fédération Nationale des Comités Féminins pour la prévention et le dépistage des cancers. Association type loi 1901 totalement indépendante.

En 2019, le mélanome et le cancer du poumon sont aussi concernés.

Son mot d’ordre :

« AGIR AVEC VOUS AFIN QUE VOUS RESTIEZ EN BONNE SANTE »

Son rôle : Pour que baisse la mortalité par cancer

  • Informer sans terroriser
  • Rassurer sans banaliser
  • Aider la population à se responsabiliser
  • Encourager le dépistage précoce par mammographie, immunotest.

Le rôle des Comités Féminins

En 1989, c’est grâce à l’initiative du Professeur Jean-Louis Lamarque que le dépistage du cancer du sein voit le jour d’abord à Montpellier puis sur le département de l’Hérault.

En Octobre 1997, thème de la campagne de mobilisation « Le cancer du sein ne se voit pas l’œil nu, ne s’entend pas mais se dépiste » et c’est la date de départ du Ruban Rose dans l’Hérault, avec le Comité Féminin de l’Hérault pour le dépistage du cancer du sein.

Cette campagne était menée en partenariat avec les Hypermarchés du département et Estée Lauder. France.

– A l’exemple des USA et autres pays dont la France dans le Dunkerquois, « nous tenterons d’obtenir des municipalités l’éclairage de leurs monuments en rose ».

Le 28.08.2001, les organisateurs de l’Evènement Ruban Rose : la Fédération nationale des Comité féminins, la Ligue contre le cancer, Estée Lauder et Europa Donna se rassemblent.

L’objectif pour tous est de faire signer un manifeste par le plus grand nombre possible de personnes, manifeste qui sera remis au Ministère de la Santé « car ce que nous voulons c’est que le programme national soit effectivement mis en place dans tous les départements. Il faut que le dépistage soit un droit pour les femmes, un droit qu’elles auront acquis ».

Pour notre « manifeste », le ruban utilisé « marchera » comme nous tous….

Le 17 janvier 2002, au CA des Comités féminins, le Bilan de l’évènement Ruban Rose est fait. Le résultat est positif puisqu’il a permis de ramener plus de 100.000 signatures au Ministère de la Santé. La décision est prise de l’envoi de notre matériel aux 7.000 médecins du travail. 5.000 nous répondent et demandent des envois en nombre.

Le 9.12.2002, notre Présidente nous rend compte de son audition auprès de la DGS le 25.11.2002. Elle a proposé pour octobre 2003, de « solliciter le Président de la République pour réunir les structures de tutelle et les associations impliquées dans le dépistage des cancers, en partenariat avec la Ligue nationale contre le Cancer ».

Le 15 février 2005, rencontre avec le Ministre de la Santé. Très positive puisque le Ministre accepte trois de nos propositions :

  • Supprimer l’euro retenu pour le dépistage organisé du cancer du sein et du cancer colorectal
  • Le Ministre de la Santé prend la décision « Octobre rose : mobilisation pour le dépistage du cancer du sein » et nous demande « ce que nous voulons faire pour cette occasion et de quoi avons-nous besoin »
  • Assister à notre colloque ou se faire représenter le 29 octobre 2005 à Rennes.

En avril 2005 Mise en place de l’Institut National du Cancer et rencontre début juin avec le Dr Philippe Mourouga nommé Directeur du Département Prévention et Dépistages.

Notre demande est précise : création d’une affiche par l’INCA et mise à disposition auprès de toutes les associations qui œuvrent sur ce champ. Ce sera chose faite juste avant le 15 Aout. Le matériel sera donc « Octobre rose : mobilisation pour le dépistage du cancer du sein » avec le « Ruban rose » qui devient la signature de l’INCA.

Jusqu’à ce jour, « Octobre rose » est resté pour les pouvoirs publics « Mois de mobilisation pour le dépistage du cancer du sein ». Depuis 2014, chaque premier octobre, la Tour Eiffel se pare de la couleur de l’association et s’illumine en rose.


L’histoire du ruban rose 

En 1985, un partenariat entre l’American Cancer Society et l’entreprise Imperial Chemical Industrieslance une campagne pour sensibiliser au dépistage du cancer du sein et promouvoir la mammographie.

Le premier Ruban Rose fut introduit par la Susan G. Komen Breast Cancer Foundation. Elle remit des visières roses à des personnes ayant survécu à un cancer du sein qui participaient à la course Race for the Cure depuis le début de 1990. Quelques mois plus tard, en 1991, chaque participant du New York City race reçut un ruban rose.

En 1992, Alexandra Penney (rédactrice en chef de Self, magazine consacré à la santé des femmes) propose à  Evelyn Lauder, survivante d’un cancer du sein  (vice- présidente chez Estée Lauder) d’être la rédactrice d’un numéro spécial consacré au cancer du sein. Elles eurent l’idée de créer un ruban rose et d’enrôler le géant des cosmétiques pour le distribuer dans les magasins à New York. Evelyn Lauder promit alors de distribuer des rubans dans le pays tout entier.

Estée Lauder reprit cette idée pour lancer le Ruban Rose et les produits cosmétiques qui vont avec. Le Ruban Rose est bien à la base une invention marketing mais destinée l’information et à la prévention du cancer du sein. D’ailleurs la société Estée Lauder explique que le montant récoltés avec les ventes de produits Ruban Rose est intégralement versé aux associations de lutte contre le cancer. Mais pourquoi la couleur rose ? Le rose du ruban choisi par l’entreprise Estée Lauder est le rose 150, « l’une des couleurs best-sellers » de chez Offray, la plus grande entreprise de rubans au monde. « Une couleur féminine, douce, joyeuse et qui évoque la bonne santé, tout ce que ce cancer n’est pas »

  • En 1993, Evelyn Lauder crée aux USA la Breast Cancer Research Foundation (Fondation pour la Recherche contre le Cancer du Sein) afin de soutenir l’innovation en matière de recherche clinique et génétique.
  • En 1994, Estée Lauder France et le magazine Marie-Claire décident de s’engager ensemble dans la lutte contre le cancer du sein en créant l’association « Le Cancer du Sein, Parlons-en ! ». Chaque année, de nombreuses initiatives sont mises en place, pendant tout le mois d’octobre (Octobre Rose), pour informer et sensibiliser les femmes à l’importance du dépistage précoce. 
  • Depuis 2004, les Prix Ruban Rose mis en place par l’association permettent de soutenir financièrement la Recherche, clinique ou biologique, mais aussi les innovations et les progrès remarquables en matière de techniques de dépistage, de chirurgie réparatrice, de psychologie ou encore d’amélioration de qualité de vie pour les femmes atteintes d’un cancer du sein.
  • 12 novembre 2011, Evelyn Lauder s’éteint. L’association « Cancer du Sein, Parlons-en ! » continue son combat contre le cancer du sein et sur l’importance d’un dépistage précoce. 

Après avoir grandi aux Etats-Unis, la vague rose a déferlé sur l’Europe, et revient tous les mois d’octobre avec cet idéal de lutte et de prévention contre le cancer du sein. En France, le « Ruban Rose » existe depuis 1993.

L’objectif de nombreuses manifestations alors organisées, dont les plus connues sont les courses à pied dans de nombreuses villes à travers les Etats-Unis et l’Europe, est d’alerter sur les risques du cancer du sein mais aussi de récolter des fonds, à travers des dons simples, des achats de produits dérivés ou de partenariats avec des marques voulant arborer le fameux ruban rose. Quel est le bénéfice réel pour la lutte contre le cancer du sein ? Le Journal Américain USA Today s’interroge d’ailleurs sur le “pinkwashing” qui décrit le fait de profiter de la vague rose pour vendre des produits dérivés ayant peu ou rien à voir avec la lutte contre le cancer du sein.